Pendant longtemps, la recommandation standard a été d'imposer majuscules, chiffres et caractères spéciaux. Le résultat, en pratique : des mots de passe comme `P@ssword1!`, faciles à deviner pour un logiciel de craquage malgré leur apparence complexe, et pénibles à retenir pour un humain.
Un mot de passe de 20 caractères composé uniquement de lettres minuscules est, mathématiquement, bien plus long à casser par force brute qu'un mot de passe de 8 caractères truffé de symboles. Le temps nécessaire pour épuiser toutes les combinaisons croît de façon exponentielle avec la longueur, pas avec la variété de caractères.
Plutôt qu'un mot de passe, pensez en phrase : assemblez 4 à 6 mots sans lien logique entre eux, par exemple `flamant-bureau-42-ventilateur`. C'est :
Ajoutez un chiffre ou un symbole quelque part dans la phrase si le service l'exige, mais ce n'est plus l'élément central de la sécurité.
Pour tout compte où vous n'avez pas besoin de taper le mot de passe de mémoire (parce qu'un gestionnaire de mots de passe le remplit à votre place), un générateur aléatoire est strictement supérieur à n'importe quelle méthode mémorisable : 24 caractères totalement aléatoires, uniques par service.
C'est le compromis que propose Encryvault : un générateur intégré pour tous vos comptes du quotidien, et vous n'avez plus qu'un seul mot de passe — le vôtre, celui du coffre — à retenir, et celui-là mérite bien une vraie passphrase.
Un mot de passe fort en 2026, c'est avant tout un mot de passe long et unique. La complexité artificielle (symboles imposés, majuscules obligatoires) est secondaire — utile si le service l'exige, mais ce n'est plus le facteur qui vous protège vraiment.